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Archives for : Fédération de pêche

La carte de pêche si chère que ça ?

Avec ce début de saison revient la même chanson… Fini je n’achèterai plus ma carte de pêche, elle coûte trop chère…  Trop chère ? Et pourtant… Comparons ce qui est comparable.

La pêche de loisir « nationale » revient actuellement à 95 euros grâce à la carte interfédérale. Petite dernière née au sein de la Fédération nationale, cette carte est issue du constat qu’il était nécessaire d’aboutir à un « produit » (même si le terme n’est pas le plus approprié puisque la pêche est avant tout une passion) national pour une pêche simplifiée partout en France. En effet, historiquement la pêche était gérée par des associations qui géraient elles-mêmes une petite portion de territoire. Mais aujourd’hui le pêcheur se met au vert et veut voir du paysage en allant pêcher sur les territoires voisins. Mais voilà difficile d’accorder ses violons. C’est pourquoi des accords ont commencé à voir le jour via le terme « réciprocité ».  Grâce à la réciprocité, le pêcheur n’est plus limité au territoire de son association de pêche mais peut également se rendre sur celui des associations qui ont adhéré à la réciprocité. Ainsi on se rapproche ainsi d’une carte “nationale” qui permet de pêcher dans 88 départements pour 95€.

Attachés à votre département, vous allez me dire que vous ne souhaitez pas sortir du Pas-de-Calais ? Prenez alors une carte de pêche dans une association réciprocitaire sans l’option « nationale » votre dépense se réduira à 70€ .

Un peu de mathématiques : en sachant que vous avez la possibilité de pêcher 1ère et 2nde catégorie réunie environ 275 jours par an, vous dépensez donc au plus 35 centimes par jour pour la licence de votre loisir. Il ne faut pas oublier que ces 35 centimes par jour vous participez à la location des cours d’eau, à la participation à la recherche scientifique sur les comportements, stocks… des poissons de nos cours d’eau, l’entretien et la restauration de ces cours d’eau…

Pour aller plus loin, avez-vous regardé les tarifs appliqués par les autres fédérations ou clubs sportifs ? Si la licence seule revient parfois qu’à une 30aine d’euros, elle ne comprend pas la mise à disposition d’un terrain pour pratiquer le sport choisi (je pense notamment aux terrains de tennis, football…).

Il ne faut pas oublier également qu’en achetant votre carte de pêche vous adhérez à un grand réseau de passionnés souvent bénévoles qui font fonctionner les associations et vous proposent de nombreux services annexes : conseils, concours, journée thématique et même journée d’initiation gratuite.

Bref, pour ma part cette année, je reprendrai ma carte de pêche !

La pêche sur le site du Romelaëre

Plan du Romelaëre

Plan du Romelaëre

 

La Réserve Naturelle Nationale des Etangs du Romelaëre a pour origine d’anciennes tourbières dont l’exploitation, principalement au XIXème siècle, a donné naissance aux différents plans d’eau du site. Le Romelaëre est  aujourd’hui un espace voué à la conservation de la biodiversité et à l’accueil du public, y compris les personnes à mobilité réduite. Cette mosaïque d’habitats se traduit par une riche diversité faunistique et floristique d’un grand intérêt sur le plan écologique (poissons, plantes, libellules, papillons, criquets…).

Règlement intérieur
L’exercice du loisir pêche sur la RNN du Romelaëre se fait dans le respect des mesures définies par le code de l’environnement, les arrêtés préfectoraux en vigueur et le présent règlement intérieur.
La pêche sera ouverte sur les étangs du Romelaëre du 1er mai au 14 décembre. Les horaires de la pêche sur la RNN sont : du mois de mai au mois de septembre de 8h00 à 18h00 la semaine et de 8h00 à 19h00 les samedis, dimanches et jours fériés. Du mois d’octobre au mois de décembre (fermeture de la Réserve le 14 décembre) de 8h00 à 16h00.
Le linéaire de berge autorisé à la pêche est matérialisé sur site à l’aide de bornes, soit 21 postes. Un plan est consultable chez les dépositaires de cartes de pêche, à la Grange Nature ainsi que sur le site internet de la Fédération.
L’exercice de la pêche se fera exclusivement en « No-Kill » à une canne pour tous les pêcheurs. Tous les poissons capturés, sans distinction de taille ou d’espèce, seront remis à l’eau dans les meilleures conditions de survie, sandres et brochets compris. La pêche au vif ou au poisson mort posé est désormais interdite. Afin de ne pas contribuer à l’eutrophisation du site, nous demandons aux pêcheurs de limiter autant que possible les quantités d’amorçage.

Il est rappelé que sont interdits :
La pêche en barque ou en float tube, la baignade, la circulation de canots, la planche à voile ou le modélisme, la circulation de chiens même tenus en laisse, la circulation en vélo, en mobylette, VTT ou en rollers, le camping sur les berges (sauf les parapluies et auvents des pêcheurs).
Eden 62, gestionnaire de la Réserve Naturelle Nationale des étangs du Romelaëre, la Concorde et l’Union Arquoise se gardent le droit de procéder à l’éviction de toute personne dont l’attitude ou les actes sont une menace pour les autres usagers ou pour la pratique de leurs activités.
Les pêcheurs et le public sont invités à déposer leurs détritus dans les poubelles disposées à cet effet à l’entrée du site. Chacun est également invité à respecter et à faire respecter le site et son environnement.
D’importants travaux d’aménagement ont été réalisés pour permettre à tous d’accéder au site, il importe que le sentier reste complètement disponible pour les promeneurs.

Les gardes de la réserve et des sociétés de pêche sont leurs représentants sur le terrain. N’hésitez pas à les questionner.

Plus d’infos au : 03.91.92.02.03

Entretien des parcours de pêche 2015

Qui dit printemps, dit grand nettoyage… La saison de pêche étant commencée 🙂

Du mercredi 11 au vendredi 13 mars 2015, les gardes pêche se sont donc attelés à cette mission d’entretien des parcours fédéraux.
Accompagnés du club mouche 62, 6 bénévoles en tout, Dominique et Frédéric ont réalisé un gros travail d’entretien de la ripisylve sur les deux rives de la Course et en rive droite sur les Baillons.

Comment ont-ils axé leurs travaux ?

Comme l’indique Frédéric : « Nous nous sommes concentrés majoritairement sur l’entretien de la Course, d’une part, car cela nous semblait plus nécessaire et d’autre part, de façon à inciter nos moucheurs à venir plus particulièrement sur ce parcours par rapport aux années précédentes. Cela permettrait de limiter la pression de pêche sur les Baillons. Sur les Baillons, nous avons terminé le travail entrepris par l’exploitant.
En effet, ce dernier va remettre des bovins pour pâturer (contrairement aux années précédentes où il faisait du foin).
Concernant le travail sur OFFIN, nous avons effectué des passages d’homme ( des sautoirs avec une marche), au total 3 passages ont été mis en place au milieu du parcours, 2 en rive droite et un en rive gauche.
Nous avons aussi décalé le panneau d’information qui se trouve au niveau intermédiaire du linéaire.

Merci à tous les intervenants pour ce travail.

Le résultat en photos.

P1010271 Déboisement partie amont rive gauche Course

P1010291Passage d’homme OFFIN

 P1010275Le club mouche à l’oeuvre

Adrien 1000ème fan Facebook

Une page d’échanges en temps direct

Cette page créée il y a un an pour communiquer en direct avec les pêcheurs du département mais également de toute la France prend tout son sens lorsque l’on consulte les avis laissés par les utilisateurs : « Bonne continuation et merci pour votre travail !!! » ou encore « Cette page est nickel rien à dire sur cette page si ce n’est waouh. » Ce réseau social est devenu incontournable pour échanger. Libre lieu d’échanges, nous nous efforçons de répondre à toutes les demandes positives comme négatives !

La page officielle Facebook compte depuis quelques jours son 1000ème Fan !

Depuis quelques jours, Adrien a rejoint notre page devenant ainsi notre 1000ème fan. Nous avons souhaité marquer cette 1000ème inscription en récompensant Adrien de son intérêt pour les divers projets de la Fédération du Pas-de-Calais pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique. C’est alors que nous avons eu l’occasion d’échanger avec un véritable passionné de pêche motivé pour développer ce loisir.

Portrait d’Adrien, 1000ème fan Facebook

11046117_10205178422333319_289240616_oAdrien, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Adrien, j’ai 25ans et j’habite Lestrem dans le Pas-de-Calais.

Comment as-tu découvert la Pêche ?
J’ai commencé la pêche tout petit grâce à mon père qui lui-même avait appris avec son père. Ils ne pêchaient que le poisson blanc au coup. C’est une pêche qui me plait d’une part par la préparation qu’elle demande ( le montage des lignes, la préparation de mon amorce faite maison…), mais aussi car c’est une pêche qui demande une concentration incessante, le moindre vacillement du bouchon vous fait sur-sauter.
Quelques années ont suivi, ces personnes sont parties… et grâce à cette passion qu’ils m’ont transmis, j’ai rencontré d’autres passionnés qui à leur tour m’ont initié à la pêche du carnassier au leurre. J’ai tout de suite accroché. Je pratique cette pêche en street fishing ou en float tube dés que j’ai du temps libre.

Sur quels sites allez-vous pêcher ?
Je pêche en grande partie dans la Lys (62 et 59) mais il m’arrive de partir quelques jours dans le sud de la France ( Montpellier 34 ), pour pêcher au lac du Salagou ainsi que dans le Lez.
La Lys est un beau cours d’eau qui est resté sauvage par endroit, cependant dans certains lieux ( urbanisés) les déchets humains sont fort présents et cela me désole. Je pense que pour ce point, la fédération devrait organiser des journées de nettoyage avec l’aide de ces adhérents. Je serai très heureux de pouvoir aider ainsi que de pouvoir rencontrer d’autres pêcheurs.

Une personne motivée et nous prenons bonne note de ses conseils. Il est vrai que certains sites sont pollués et certaines AAPPMA organisent d’ores et déjà des nettoyages de site. La Fédération espère à termes généraliser ces initiatives.

Adrien recevra prochainement dans sa boîte aux lettres des leurres et du fil pour partager sa passion au fil de l’eau. Encore merci à lui et à vous de nous suivre chaque jour pour développer ce beau sport qu’est la pêche !

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L’Etiquette du carpiste

Pour vous qu’est-ce qu’un carpiste ?

A cette question, les avis divergent !
Victime d’une image « peu glorieuse » qu’une minorité peut diffuser de cette pratique, Jean-Marie pêcheur de carpe passionné témoigne !

Bonjour,

JFLM_8181e suis Jean-Marie. Je me revendique passionné de la pêche à la carpe.

Pourquoi pas « CARPISTE « me direz-vous ?
Tout simplement parce que « CARPISTE » enrobe bien souvent trop de dérives volontairement causées par des personnes non sensibilisées au milieu aquatique : fêtards, campeur d’un jour,…  Ainsi l’image des carpistes est « égratignée » aux yeux de nombreuses personnes comme les promeneurs, les pêcheurs au coup ou encore les pêcheurs de carnassiers pour qui l’association entre ces personnes peu « respectueuses » et le passionné de pêche à la carpe est vite faite ! Le carpiste devient le monstre qui détruit la nature, prend toute la berge avec son matériel, consomme beaucoup trop, festoie, ou pire qui abîmerait son poisson ! Ainsi victime de la mauvaise image véhiculée par ces personnes peu citoyennes qui se disent « carpistes », les gardes pêche viennent nous contrôler avec une certaine méfiance.

En réalité, le vrai passionné fait tout son possible pour se fondre dans son environnement. En effet, l’objectif est justement d’être en harmonie avec les autres usagers des berges et surtout fait tout son possible pour respecter le fruit de sa passion, la carpe ! Une fois que nous quittons notre poste de pêche, aucune trace de notre passage si ce n’est de l’herbe couchée qui reprendra bien vite sa forme quelques jours plus tard. Primordial, il est nécessaire de sortir avec des sacs poubelles afin de ramener ses déchets et bien souvent les déchets des autres (bas de ligne non ramassés, emballages…).

Afin de palier à cette stigmatisation, j’ai souhaité créer le groupe « S-O-S vrais carpistes de l’hexagone » qui comptent actuellement 2 734 pêcheurs de tous bords et de toutes régions. L’association s’est engagée en faveur de la propreté des plans d’eau et pour le respect de la nature. Et pour ma part, ce discours je le partage volontiers au fil de l’eau grâce aux rencontres que je fais lors de mes sorties pêche. Fervent défenseur de la nature, il me plaît de voir que des pêcheurs et promeneurs se rallient à la cause environnementale et partage ma passion de ces beaux poissons que sont les carpes. Je ne souhaite donc pas généraliser mes propos et espèrent qu’à termes chacun fera un geste pour respecter son environnement et son concitoyen.  Grâce à l’association, de nouveaux projets sont mis en place et nous diffusons nos idées.

Vous pouvez consulter mon blog en cliquant ici.

 

Merci à Jean-Marie pour ce témoignage et n’hésitez pas nous faire partager votre expérience en nous envoyant votre récit par mail.

Photo FNPF : Laurent Madelon

 

 

 

 

 

 

 

De bonnes fêtes de fin d’années !

Carte de voeux 2015 V01

 

La carte de pêche au travers l’histoire…

16 décembre 2014 : Ouverture des adhésions 2015 aux 3800 associations de pêche

A cette occasion, la FNPF nous offre une belle rétrospective de La carte de pêche au travers l’histoire

De tout temps les hommes pêchent… oui mais la carte dans tout ça ? La pêche était libre et gratuite depuis la révolution française de 1789 sur tout le domaine public mais elle ne l’était pas sur certaines portions de fleuves et de rivières, de même que sur les canaux gérés par l’Etat. Des accords particuliers étaient réalisés avec des propriétaires privés.

Des « règles de bonne conduite » entre pêcheurs, ou parfois financières, ont conduit à la création de la carte de pêche !

carte ablesienne 1Carte de l’Ablette Sparnacienne  Marne-1911

Cette carte de pêche est l’une des premières connues en France. Elle précise au dos les zones de pêche sur la Marne et rappelle les règles de bonne conduite entre membres.

gardon rouge 2

Carte du Gardon Rouge – Vierzon–1940

La France est occupée. Une ligne de démarcation distingue la « zone libre » de la zone « occupée ». Il se trouve  que cette délimitation passe par la rivière du Cher…

 A partir du 22 juin les Allemands bouleversent les habitudes des pêcheurs et contrôlent  l’attribution des cartes en y apposant une marque. En effet, nombre de passages clandestins s’effectuent entre les deux zones et les patrouilles avaient ordre de tirer à vue les fuyards !

carte 3Carte de l’Union desassociations de Pêche de Pau-1942

La loi du 12 juillet 1942 instaure une taxe uniforme de 10 francs par pêcheur et payable dès le 1er janvier 1942. C’est le ministère de l’agriculture qui est chargé de la percevoir par l’entremise du Comité Central des Fédérations Départementales de Pêche. La cotisation locale pour l’association de Pau, régissant les territoires de Pau, Orthezet Puyoo, s’élève à 12 francs (soit 1,8 euros). Le paiement de la taxe d’Etat est attesté par un reçu de grande dimension détaché d’un carnet à souche.

carte 4Carte du Syndicat des pêcheurs à la ligne-Meaux-1947

A partir de 1947 apparaît la première taxe supplémentaire de l’Etat. En 1952, 5 taxes auront  été créées et ajoutées !

carte 5Carte de l’Hameçon Valdoisien- Viarmes-2007

Cette carte permet  à son titulaire de pêcher dans les 64 départements de l’Entente.  Sur cette carte, l’adresse Internet est le témoin d’un changement du mode de fonctionnement du loisir pêche. Cette même année, la Fédération Nationale de la Pêche en France est créée.

carte 6Carte Découverte Femme-Carte nationale-2008

En 2008, la toute jeune FNPF  met en place une carte nationale, au prix unique et permettant de pêcher partout en France à une ligne : la carte découverte  Femme  est une carte promotionnelle visant à « féminiser » le loisir pêche alors en pleine mutation. Devant le succès de cette carte la FNPF renouvèlera l’expérience. Aujourd’hui elle existe toujours et attire de plus en plus d’adeptes. Les femmes viennent même de créer leur propre association, Fishing Pluri’elles.

cartedepeche

La carte numérique-2013

En 2013, la FNPF  met en place un site Internet national de délivrance de la carte de pêche. Avec le site cartedepeche.fr, la FNPF permet la mise en ligne des cartes de pêche des associations qui le désirent. Le système de délivrance de la carte par dépositaire (magasins de pêche, bureau de tabac…) est intégré au projet. Ils peuvent eux aussi gérer les cartes de pêche par cet outil.

En 2015 la majorité a sauté le pas et la quasi-totalité des cartes est disponible sur ce site. Une révolution ! La Cotisation Pêche Milieu Aquatique est gérée par informatique en temps réel. On est bien loin des années 40 où les associations se « débrouillaient » pour en assurer la collecte. L’ère moderne  est née et la pêche de loisir innove en étant le premier, et encore le seul, loisir sportif à avoir dématérialisé ses adhésions !

Carte_3D_2015_InterFD_URNE

La Carte de pêche inter fédérale 2015

La carte interfédérale vous propose d’étendre votre secteur de pêche à d’autres AAPPMA de la France entière adhérente à la réciprocité (URNE, CHI, EGHO). La carte interfédérale coûte obligatoirement 95€.

Source FNPF

Jeu concours FNPF

Vous avez tout à gagner à prendre votre carte de pêche par internet !

Un jeu concours va être mis en place à l’ouverture du site cartedepeche.fr pour la saison 2015.

Pour toutes les personnes ayant pris une carte annuelle via le site (soit de chez eux soit de chez leur distributeur habituel) entre le 16 décembre et le 6 janvier des cadeaux sont à gagner. Ce jeu concours organisé en partenariat avec le Pêcheur de France et la Pêche et les poissons permettra d’offrir aux personnes tirées au sort par un huissier de justice soit : le remboursement de leur carte de pêche annuelle(75), des tablettes numériques (3), des caméras « Go pro » (3), des abonnements aux revues partenaires (40), des tee shirts (150)

Alors dès le 16 décembre 2014, à vos souris sur www.cartedepeche.fr

 

 

Olivier : Pour une harmonisation et une simplification de la pêche !

Pour une harmonisation et une simplification de la pêche, sollicitation d’Olivier !

 

Bonjour,

Je suis venu pêcher la Canche avec un ami les 19 et 20 août 2014. Ce dernier avait bien préparé le séjour : connaissance des multiples associations de pêche, des multiples réglementations également, carte IGN TOP 25, …

Questions pratiques et intendance, nous avons opté pour des hébergements en camping avec de la nourriture pour trois jours. Pourquoi choisir le camping ? Pour sa flexibilité, il nous permet d’être mobile et ça permet de découvrir la rivière et la vallée plus facilement qu’avec un hébergement fixe.

Concernant la Canche, personnellement, je l’ai trouvée belle et intéressante à pêcher car elle est très différente de la Touques ou de l’Arques.

Quant à la pêche, on a pêché un parcours dont j’ai oublié le nom…à Contes je crois (celui qui est ouvert à plusieurs aappma) et les parcours de Baurainville (sur les conseils d’une connaissance et parce que nous étions très motivés).

Ce qui serait bon de changer ou d’améliorer : dans un monde idéal, je pense qu’il ne faut qu’une seule aappma par bassin versant. C’est valable sur la Canche comme ailleurs (à mon avis). Il faudrait également qu’une carte des parcours soit remise en même temps que la prise de la carte de pêche. De même, il serait intéressant d’enrichir les panneaux d’information au bord de l’eau et la présence des gardes. Et pourquoi pas réaliser un dépliant qui indique où trouver une boulangerie, une friterie, un bar fréquenté par des pêcheurs, un camping ou un gîte labelisé « pêche », un magasin d’articles de pêche… ?

Mon ressenti général ? un séjour agréable grâce à l’accompagnement d’amis qui connaissaient bien le territoire et les parcours, ils m’ont accompagné et m’ont fait découvrir la Canche. Sans eux, je pense que je serais reparti dès le premier jour vers l’Authie ou l’Arque car j’ai eu l’impression que certains pêcheurs de la Canche ne souhaitaient pas voir de nouveaux pêcheurs sur leur linéaire. Heureusement ce n’est pas une généralité ! J’ai tenté l’expérience et je suis resté, et, à présent, je serais ravi de retourner dans le Pas de Calais (c’est d’ailleurs prévu !)

Olivier

 

Merci à Olivier pour ses retours 😉 N’hésitez pas à nous faire part de récits de pêche dans le Pas-de-Calais à votre tour !

Avis de Jean pour une partie de pêche sur la Canche !

Avis de Jean pour une partie de pêche sur la Canche !

La première fois que je suis venu pêcher dans le Pas-de-Calais, ma première impression de la Canche s’est réalisée en à peine cinq minutes de pêche puisque j’ai tenu quelques secondes une truite de mer à la Grenouillère dès les premiers lancers de ma mouche. La seconde impression était une confirmation, c’est que les gens du nord sont abordables, simples et chaleureux, ce que je savais déjà pour avoir fait une exposition d’artistes à Lille il y a quelques années.

Si l’Authie est un fleuve assez classique où je ne me sens pas dépaysé, la Canche, en revanche, est vraiment atypique comparée aux autres fleuves à salmonidés migrateurs, atypique par sa couleur d’eau laiteuse, par sa profondeur et par sa lenteur en général. L’approche en pêchant à la mouche est déroutante, on se demande comment un poisson peut prendre une mouche noyée dérivant aussi lentement et cette technique est difficile à pratiquer sur cette rivière très boisée et encombrée et en l’absence d’espace arrière pour les lancers. Il y aurait du déboisement et de l’éclaircissement de végétation à faire. Je pense qu’en général les radiers peu profonds et rapides devraient être déboisés en priorité, ceci pour que la lumière pénètre et que des herbiers nouveaux se développent. C’est dans ces secteurs que les petites truites fario et les tacons naissent et prolifèrent donc ce serait important pour la population globale de salmonidés de la Canche de s’en occuper.

Mention particulière pour les radiers à l’amont de Montreuil sur Mer : pas seulement le premier kilomètre à partir du parcours kayak mais aussi les suivants plus en amont. Il y a là un potentiel énorme de pêche sportive au leurre et à la mouche sur ces radiers profonds et rectilignes à condition de ne garder que les beaux arbres, toujours dans un souci de luminosité mais aussi un déboisement arrière au-delà du chemin. C’est sur ce secteur que je vois le plus beau potentiel de la Canche pour y pêcher la truite de mer et le saumon. Je suis certain que les pêcheurs de migrateurs adoreraient déployer leur soie et lancer leurs leurres dans un espace aussi grandiose tapissé de grands herbiers comme autant de caches pour les migrateurs anadromes. Il faut juste établir des priorités et choisir le meilleur secteur à mettre en valeur pour commencer. Il ne s’agit pas de tout déboiser, des secteurs entiers doivent rester sauvages et difficilement accessibles pour le calme des poissons. Pour ma part, ce secteur amont de Montreuil me rappelle certains postes prestigieux du Gave d’Oloron ou de l’Allier où une canne à mouche deux mains est nécessaire vu la largeur de la Canche à cet endroit. Je suis convaincu que l’avenir du tourisme pêche sur la Canche réside en bonne partie là sur ce secteur bien précis bien que je ne connaisse pas tout le reste du parcours, ce qui n’enlève rien à la valeur des secteurs en aval et autour de Hesdin et l’affluent la Ternoise ni à l’Authie.

L’autre priorité à laquelle il faut s’attaquer, c’est la complexité des réglementations, la fragmentation en petites sociétés et AAPPMA non réciprocitaires, le touriste pêcheur n’est pas sensé connaître les subtilités locales et passer deux jours à se renseigner : il n’a tout simplement pas envie ni le temps. Théoriquement en prenant son permis pour la semaine dans le Pas-de Calais, le touriste pêcheur devrait pouvoir exercer de l’embouchure jusqu’à Hesdin et aussi dans l’Authie ce qui n’est pas du tout le cas. Le timbre URNE ne sert à rien si la plupart des AAPPMA sont non réciprocitaires. Dans mon cas personnel habitant de la région parisienne et tous permis confondus, à savoir un permis de base pris en Seine-Maritime, département non adhérent d’une union + entente halieutique Seine-maritime + permis supplémentaire pris dans l’ouest ou le sud avec timbre EGHO + cartes hebdo locales comme cette année dans les Ardennes et l’Eure + le timbre migrateur, on arrive à une somme astronomique. Ce n’est pas normal pour le service fourni.

En guise de conclusion, le Pas-de-Calais a de beaux paysages, des grands monuments et des bonnes tables et donc tous les atouts touristiques en main. Il a aussi de magnifiques rivières où la situation s’est grandement améliorée puisqu’on assiste au retour du saumon et que la truite de mer y est bien implantée, il reste à soigner les endroits où naissent les juvéniles, les affluents, les radiers et les frayères, et enfin les obstacles empêchant la circulation des poissons. Le reste, la nature s’en chargera très bien. Je voudrais aussi rappeler l’exemple à ne pas suivre : Autrefois, le Gave d’Oloron et l’Allier étaient de grands cours d’eau avec une souche particulière de grands saumons, on a prélevé à outrance les grands géniteurs sans réfléchir à l’avenir, on n’a rien fait pour les frayères et la reproduction de ces saumons, non plus pour la qualité de l’eau ou l’arrasement des barrages. On s’est contenté de prélever à outrance puis de déverser des milliers d’alevins de saumons quand il a été trop tard à travers un plan saumon qui n’a rien donné et qui a coûté un fortune aux contribuables. Hélas, ces deux fleuves ne contiennent plus qu’un reliquat de saumons de souche indéterminée et sont virtuellement morts parce que les mentalités n’ont pas voulu changer, que des anachronismes comme le toujours actuel championnat du monde du saumon à Navarrenx, sur des poissons tués, perdure. La chance de la Canche c’est qu’il n’y a pas de grands barrages, que la qualité de l’eau s’est améliorée et qu’elle a aussi une souche locale de grands saumons qu’il faut considérer comme un trésor et un patrimoine. Se souvenir aussi que le plus gros saumon de France a été pris sur la Canche et non pas dans le sud-ouest, qu’autrefois il était courant de retrouver des anglais et écossais pêchant sur ses rives et que demain peut-être la Canche sera le meilleur cours d’eau français à salmonidés migrateurs car on a très rarement saumons et truites de mer qui cohabitent en même temps. Je vous remercie de votre attention.

Cordialement. Jean.

 

Merci à Jean pour ce retour, n’hésitez pas à nous faire part de vos parties de pêche et avis sur les cours d’eau du Pas-de-Calais 🙂