Rss

Archives for : biodiversité

Retour sur la journée nationale de la Pêche 2016

Si le beau temps n’était pas au rendez-vous en début de semaine avec les nombreuses intempéries qui ont malheureusement ravagées l’ensemble de la France, ce dernier est resté clément pour la Fête de la Pêche, le dimanche 5 juin à Arques. Pour rappel, la journée nationale de la pêche est une journée conviviale, solidaire et environnementale pour laquelle de nombreux bénévoles se mobilisent. Ce dimanche est une opportunité pour découvrir gratuitement l’univers de la pêche à travers des centaines d’animations dans tout l’hexagone : s’initier à la pêche, pratiquer différentes techniques, identifier diverses espèces ou encore contribuer à la protection du patrimoine piscicole et comprendre la diversité des milieux aquatiques. Dans le cadre de cette journée, la Fédération du Pas‐de‐Calais pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique s’est associée à plusieurs partenaires pour organiser une journée de découverte riche en animations le long du Canal et à la Maison de la Pêche et de la Nature rue des Alpes à ARQUES.

Le réveil fut matinal pour une grande partie des pêcheurs qui avaient rendez-vous dès 7h pour s’installer dans le cadre d’un concours aux blancs géré par l’équipe de l’Union Arquoise Section Concours. A partir de 8h, les bénévoles de l’association de pêche l’Union Arquoise étaient présents pour aider au montage du matériel et des stands. Ainsi en parallèle du concours de pêche, plusieurs initiations gratuites étaient proposées : initiation à la pêche au coup, initiation à la pêche aux carnassiers, simulateur de pêche et pêche à la peluche poisson pour les plus petits; plusieurs occasions de découvrir l’univers de la pêche en famille. Le Club Mouche 62 était également présent pour vous faire découvrir la pêche à la mouche. Découverte des insectes à la loupe, montage de mouches…

L’un des points forts du matin était la signature officielle du partenariat avec RTE et ENEDIS (nouveau nom d’ERDF). Le risque des chocs électrique existe. Lors de vos sorties de pêche, vous pouvez croiser sur votre chemin des pilonnes électriques. Pour éviter le drame, plusieurs consignes existent. L’après-midi, le site accueillait une manche départementale du challenge jeunes. La journée s’est passée dans une ambiance bon enfant et la pêche a pu être valorisée grâce à l’équipe de la Fédération avec le soutien des nombreux bénévoles.

A noter que dans le cadre de cette journée, nos partenaires se sont déplacés afin de partager avec nous les instants forts de cette journée : la Mairie d’Arques souhaite s’investir dans la sécurité des pêcheurs et apporte ainsi son soutien logistique au besoin à la Fédération, les conseillers départementaux Bertrand Petit et Sophie Warot étaient également présents pour la remise des trophées des concours adultes et enfants. Nous avons eu le plaisir d’accueillir Michel Lefait, député. La pêche est un loisir bien ancré dans le département qui reste à découvrir pour de nombreuses personnes. Cette journée est la preuve que la pêche continue de séduire et qu’elle a beaucoup à nous apporter pour mieux connaître la biodiversité qui nous entoure.


 

Qu’est-ce que le marquage visuel ?

Le marquage est le fait d’installer une marque visuelle dite « spaghetti » sur la nageoire dorsale des poissons afin de suivre la dynamique de population de ces derniers.

En d’autres termes, ces marquages permettent de suivre le déplacement des poissons du lieu de sa capture jusqu’à celui de sa recapture. Nous pourrons ainsi connaître le taux de croissance dans le temps et en fonction du secteur fréquenté, ses secteurs préférentiels de colonisation à divers moment de l’année mais aussi à sa réaction aux différentes techniques de pêche et les périodes les plus propices de sa capture.
Illustration marquage type spaghetti

Que faire lors de la capture d’un poisson marqué ?

Sur ce même spaghetti, un numéro d’identification est présent. Le rôle des pêcheurs est, une fois le poisson attrapé, de communiquer la taille, le poids, le lieu précis de la capture, le numéro d’identification présent sur le spaghetti ainsi que la technique de pêche utilisée à la fédération par téléphone au 03.21.01.18.21.

Les missions de marquage réalisées par la FDAAPPMA62

– L’Open Tag Carna (le 20 Septembre au Grand Large de Salperwick et le 18 Octobre au Canal de Guînes).

MIG62 : La Fédération Départementale du Pas-de-Calais pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique réalise aussi un suivi des populations de grands salmonidés (truite de mer et saumon) sur l’Authie.

Qu’est-ce qu’une pêche électrique ?

La pêche électrique est une pêche permettant de réaliser des études sur les ressources piscicoles (Comptage, mesures, pesée biométrique et d’éventuels marquages, baguages, sauvetages). Nous entendons par mission de sauvetage, le transfert des poissons vers un autre habitat lorsqu’un milieu est vidé (sécheresse) ou doit être vidé de son eau ou est détruit (par le passage d’une infrastructure par exemple).C’est alors une méthode à seul but écologique et les poissons peuvent être ainsi relâchés dans un milieu naturel adapté.

Illustration pêche électrique

Le procédé

Elle consiste à faire circuler dans un cours d’eau un courant électrique de faible intensité. A l’aide d’une perche terminée par un anneau (l’anode), l’opérateur va prospecter le milieu. Les poissons situés à proximité seront dans un premier temps attirés vers l’anode (processus de nage forcée), puis finalement immobilisés dans le centre de l’anneau ce qui permet leur capture.

 

Merci à Florian pour cette illustration humoristique.

Les sciences participatives ou la science au bout de la ligne !

Vous avez vaguement entendu parlé des sciences participatives sans vraiment savoir ce que (se) cache cette expression aux allures sociologiques. Et si on vous disait que grâce à la science participative, c’est nous, pêcheur de tous les jours qui devenons les scientifiques, vous me croyez ? Vous auriez tort de dire non car nous tenons un rôle clé dans l’avancée de la connaissance de la dynamique des populations piscicoles de nos cours d’eau !

Plus précisément, les  programmes de sciences participatives sont des programmes conduits en partenariat entre des observateurs (les pêcheurs) et la Fédération du Pas-de-Calais pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique dans un but scientifique visant à observer ou étudier un phénomène dans le cadre d’un protocole bien défini. Vous êtes ainsi mis à contribution pour collecter un grand nombre de données difficiles à obtenir par d’autres moyens. En contrepartie de votre implication, nous vous accompagnerons dans vos interrogations et communiquerons les résultats obtenus grâce à votre aide.

Actuellement, en fonction de votre pratique du loisir pêche, il est possible de participer à deux projets de sciences participatives avec la Fédération :
– la connaissance de la dynamique desTruites de Mer et Saumons Atlantique par le biais de la SalmoBox pour les pêcheurs de grands migrateurs
– la connaissance de la dynamique de la population d’anguilles dans le cadre du Plan Gestion Anguille en France (2010) qui concerne toutes les techniques.  La Fédération invite donc l’ensemble des pêcheurs du département à participer à cette démarche.

La Salmo-Box
Dans le cadre des sciences participatives, la Région Nord-Pas-de-Calais et la Fédération Départementale du Pas-de-Calais pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique s’intéressent à toutes informations (concernant les Grands Salmonidés et les autres poissons migrateurs) pouvant être fournies par les pêcheurs. Afin d’évaluer au mieux l’état de la population des Truites de mer et des Saumons atlantique sur les  7 cours d’eau côtiers du département (Authie….), chaque pêcheur volontaire peut contribuer à la connaissance des espèces patrimoniales ayant un grand intérêt halieutique. Il s’agit de relever un certain nombre de données : taille, poids, prélèvements d’écailles, autres… grâce à un outil de la science participative mis au point par la Fédération : la Salmo-Box. Pour obtenir la Salmo-Box, merci de contacter le technicien en charge de l’animation de cette opération sur l’Authie et la Canche au : 06.01.01.21.75.

L’enquête Anguille volontaire
L’anguille est une espèce  « En danger critique d’extinction » au niveau mondial et en France. En septembre 2007, un règlement européen (CE n°1100/2007) a été créé. Il vise à diminuer les pressions pesant sur l’espèce pour qu’il y ait un échappement d’au moins 40% du stock originel vers la mer pour sa reproduction. Ce règlement oblige les états membres à l’élaboration d’un Plan de Gestion Anguille national (approuvé par la commission européenne le 15 février 2010) lui-même décliné en Plan de Gestion par bassin hydrographique (Artois Picardie en ce qui nous concerne). Pour une meilleure connaissance de la population, la FDAAPPMA62 a mis en place ce questionnaire volontaire pour tous les pêcheurs (même ceux qui ne pêchent pas l’anguille) afin de récolter des informations sur la dynamique des populations d’anguilles dans nos cours d’eau. Un questionnaire simple et rapide pour nous aider à avancer  est accessible en cliquant ici.

Alors prêt à agir concrètement pour la préservation des poissons et des rivières du Pas-de-Calais ? Merci d’avance !

Une journée avec le pôle connaissance

Le rendez-vous est fixé à 7h30 dans les locaux de la fédération à Béthune pour un départ en covoiturage. L’équipe est matinale mais de la route les attend. Le programme est bien chargé. Mais où vont-ils et que vont-ils faire ?…

Direction les cours d’eau du Pas-de-Calais pour une pêche électrique ! Mais Késako ?

P1010143Cette pêche consiste à faire circuler dans le cours d’eau un courant électrique de faible intensité. A l’aide d’un manche terminé par un anneau (l’anode), l’opérateur va prospecter le milieu. Les poissons situés à proximité du champ électrique seront dans un premier temps attirés vers l’anode (processus de nage forcée), ce qui permet leur capture à l’aide d’épuisettes pour ensuite les relâcher dans de bonnes conditions dans le milieu. L’opération est sérieuse et demande des règles de sécurité strictes : combinaison en néoprène, gants de sécurité, lunettes polarisantes, casquette…

Plusieurs stations sont programmées dans la journée. Aujourd’hui pas de pêche embarquée (à bateau), uniquement des pêches à pieds à 30 points, 4 stations exactement. Traduction : ce seront 4 petits cours d’eau qui seront étudiés dans la journée. Les points qui alternent la rive droite, la rive gauche et le chenal sont choisis le long du cours d’eau en fonction de leur capacité à accueillir des poissons : habitats, courants… Pour mener à bience type de pêche qui était ciblée spécifiquement sur l’anguille, il est nécessaire de compter 5 personnes. La répartition se fait ainsi : une personne à la prise de note, une personne qui manipule l’anode, deux personnes avec une épuisette et une personne qui réceptionne et porte les spécimens. L’équipe comptait 4 salariés (Benoît, Frédéric, Dominique et Géraldine) et un bénévole (Jean-Gérard) qu’elle remercie d’ailleurs pour son investissement et sa motivation. A chaque station, les postes peuvent être inversés afin de garantir la polyvalence de l’équipe. Le travail demande de la concentration, de la réactivité et de l’endurance physique pour ne manquer aucune anguille qui profite de la moindre occasion pour dévaler et échapper à notre épuisette ! Il faut dire que ces demoiselles n’apprécient guère la lumière. De plus la météo jouait contre nous. Le temps pluvieux du week-end a rendu l’eau très turbide nous forçant même à annuler une station.

Une fois les 30 points terminés, nous remontons en berge pour réaliser la biométrie des anguilles. Une fois de plus je vois l’interrogation derrière votre écran.

Derrière ce mot aux allures barbares se cachent les mesures de taille et de poids de l’animal mais pas seulement. Dès que l’anguille dépasse les 24cm, il est nécessaire de réaliser une mesure verticale et horizontale de son son œil ainsi qu’une mesure de la longueur de sa nageoire pectorale. Ces éléments nous permettent de savoir à quel stade de leur cycle biologique les anguilles en sont et surtout de savoir si elles sont sur le point de dévaler pour retourner en mer se reproduire.

Ces études interviennent dans le cadre  du règlement européen (CE n°1100/2007) décliné dans un plan de gestion national pour reconstituer les stocks d’anguilles européennes. A ce titre, il est judicieux de rappeler que tout pêcheur en eau douce, professionnel ou de loisir, doit enregistrer ses prises d’anguilles dans un carnet de capture, dont il doit être en possession lors de toute activité de pêche. A noter qu’actuellement, la pêche à l’anguille est fermée. Ce sera donc une petite piqûre de rappel pour la saison prochaine.

Après de belles prises et des photos pour immortaliser cette espèce patrimoniale, il est temps de les remettre à l’eau et pour l’équipe de reprendre la route… Ainsi s’achève la journée souvent riche en rebondissements : aléas météos, aléas de l’espèce piscicole qui accepte plus ou moins d’être manipulée et aléas du matériel qui peut être parfois capricieux…