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Archives for : Où pêcher ?

La pêche sur le site du Romelaëre

Plan du Romelaëre

Plan du Romelaëre

 

La Réserve Naturelle Nationale des Etangs du Romelaëre a pour origine d’anciennes tourbières dont l’exploitation, principalement au XIXème siècle, a donné naissance aux différents plans d’eau du site. Le Romelaëre est  aujourd’hui un espace voué à la conservation de la biodiversité et à l’accueil du public, y compris les personnes à mobilité réduite. Cette mosaïque d’habitats se traduit par une riche diversité faunistique et floristique d’un grand intérêt sur le plan écologique (poissons, plantes, libellules, papillons, criquets…).

Règlement intérieur
L’exercice du loisir pêche sur la RNN du Romelaëre se fait dans le respect des mesures définies par le code de l’environnement, les arrêtés préfectoraux en vigueur et le présent règlement intérieur.
La pêche sera ouverte sur les étangs du Romelaëre du 1er mai au 14 décembre. Les horaires de la pêche sur la RNN sont : du mois de mai au mois de septembre de 8h00 à 18h00 la semaine et de 8h00 à 19h00 les samedis, dimanches et jours fériés. Du mois d’octobre au mois de décembre (fermeture de la Réserve le 14 décembre) de 8h00 à 16h00.
Le linéaire de berge autorisé à la pêche est matérialisé sur site à l’aide de bornes, soit 21 postes. Un plan est consultable chez les dépositaires de cartes de pêche, à la Grange Nature ainsi que sur le site internet de la Fédération.
L’exercice de la pêche se fera exclusivement en « No-Kill » à une canne pour tous les pêcheurs. Tous les poissons capturés, sans distinction de taille ou d’espèce, seront remis à l’eau dans les meilleures conditions de survie, sandres et brochets compris. La pêche au vif ou au poisson mort posé est désormais interdite. Afin de ne pas contribuer à l’eutrophisation du site, nous demandons aux pêcheurs de limiter autant que possible les quantités d’amorçage.

Il est rappelé que sont interdits :
La pêche en barque ou en float tube, la baignade, la circulation de canots, la planche à voile ou le modélisme, la circulation de chiens même tenus en laisse, la circulation en vélo, en mobylette, VTT ou en rollers, le camping sur les berges (sauf les parapluies et auvents des pêcheurs).
Eden 62, gestionnaire de la Réserve Naturelle Nationale des étangs du Romelaëre, la Concorde et l’Union Arquoise se gardent le droit de procéder à l’éviction de toute personne dont l’attitude ou les actes sont une menace pour les autres usagers ou pour la pratique de leurs activités.
Les pêcheurs et le public sont invités à déposer leurs détritus dans les poubelles disposées à cet effet à l’entrée du site. Chacun est également invité à respecter et à faire respecter le site et son environnement.
D’importants travaux d’aménagement ont été réalisés pour permettre à tous d’accéder au site, il importe que le sentier reste complètement disponible pour les promeneurs.

Les gardes de la réserve et des sociétés de pêche sont leurs représentants sur le terrain. N’hésitez pas à les questionner.

Plus d’infos au : 03.91.92.02.03

Adrien 1000ème fan Facebook

Une page d’échanges en temps direct

Cette page créée il y a un an pour communiquer en direct avec les pêcheurs du département mais également de toute la France prend tout son sens lorsque l’on consulte les avis laissés par les utilisateurs : « Bonne continuation et merci pour votre travail !!! » ou encore « Cette page est nickel rien à dire sur cette page si ce n’est waouh. » Ce réseau social est devenu incontournable pour échanger. Libre lieu d’échanges, nous nous efforçons de répondre à toutes les demandes positives comme négatives !

La page officielle Facebook compte depuis quelques jours son 1000ème Fan !

Depuis quelques jours, Adrien a rejoint notre page devenant ainsi notre 1000ème fan. Nous avons souhaité marquer cette 1000ème inscription en récompensant Adrien de son intérêt pour les divers projets de la Fédération du Pas-de-Calais pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique. C’est alors que nous avons eu l’occasion d’échanger avec un véritable passionné de pêche motivé pour développer ce loisir.

Portrait d’Adrien, 1000ème fan Facebook

11046117_10205178422333319_289240616_oAdrien, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Adrien, j’ai 25ans et j’habite Lestrem dans le Pas-de-Calais.

Comment as-tu découvert la Pêche ?
J’ai commencé la pêche tout petit grâce à mon père qui lui-même avait appris avec son père. Ils ne pêchaient que le poisson blanc au coup. C’est une pêche qui me plait d’une part par la préparation qu’elle demande ( le montage des lignes, la préparation de mon amorce faite maison…), mais aussi car c’est une pêche qui demande une concentration incessante, le moindre vacillement du bouchon vous fait sur-sauter.
Quelques années ont suivi, ces personnes sont parties… et grâce à cette passion qu’ils m’ont transmis, j’ai rencontré d’autres passionnés qui à leur tour m’ont initié à la pêche du carnassier au leurre. J’ai tout de suite accroché. Je pratique cette pêche en street fishing ou en float tube dés que j’ai du temps libre.

Sur quels sites allez-vous pêcher ?
Je pêche en grande partie dans la Lys (62 et 59) mais il m’arrive de partir quelques jours dans le sud de la France ( Montpellier 34 ), pour pêcher au lac du Salagou ainsi que dans le Lez.
La Lys est un beau cours d’eau qui est resté sauvage par endroit, cependant dans certains lieux ( urbanisés) les déchets humains sont fort présents et cela me désole. Je pense que pour ce point, la fédération devrait organiser des journées de nettoyage avec l’aide de ces adhérents. Je serai très heureux de pouvoir aider ainsi que de pouvoir rencontrer d’autres pêcheurs.

Une personne motivée et nous prenons bonne note de ses conseils. Il est vrai que certains sites sont pollués et certaines AAPPMA organisent d’ores et déjà des nettoyages de site. La Fédération espère à termes généraliser ces initiatives.

Adrien recevra prochainement dans sa boîte aux lettres des leurres et du fil pour partager sa passion au fil de l’eau. Encore merci à lui et à vous de nous suivre chaque jour pour développer ce beau sport qu’est la pêche !

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La carte de pêche au travers l’histoire…

16 décembre 2014 : Ouverture des adhésions 2015 aux 3800 associations de pêche

A cette occasion, la FNPF nous offre une belle rétrospective de La carte de pêche au travers l’histoire

De tout temps les hommes pêchent… oui mais la carte dans tout ça ? La pêche était libre et gratuite depuis la révolution française de 1789 sur tout le domaine public mais elle ne l’était pas sur certaines portions de fleuves et de rivières, de même que sur les canaux gérés par l’Etat. Des accords particuliers étaient réalisés avec des propriétaires privés.

Des « règles de bonne conduite » entre pêcheurs, ou parfois financières, ont conduit à la création de la carte de pêche !

carte ablesienne 1Carte de l’Ablette Sparnacienne  Marne-1911

Cette carte de pêche est l’une des premières connues en France. Elle précise au dos les zones de pêche sur la Marne et rappelle les règles de bonne conduite entre membres.

gardon rouge 2

Carte du Gardon Rouge – Vierzon–1940

La France est occupée. Une ligne de démarcation distingue la « zone libre » de la zone « occupée ». Il se trouve  que cette délimitation passe par la rivière du Cher…

 A partir du 22 juin les Allemands bouleversent les habitudes des pêcheurs et contrôlent  l’attribution des cartes en y apposant une marque. En effet, nombre de passages clandestins s’effectuent entre les deux zones et les patrouilles avaient ordre de tirer à vue les fuyards !

carte 3Carte de l’Union desassociations de Pêche de Pau-1942

La loi du 12 juillet 1942 instaure une taxe uniforme de 10 francs par pêcheur et payable dès le 1er janvier 1942. C’est le ministère de l’agriculture qui est chargé de la percevoir par l’entremise du Comité Central des Fédérations Départementales de Pêche. La cotisation locale pour l’association de Pau, régissant les territoires de Pau, Orthezet Puyoo, s’élève à 12 francs (soit 1,8 euros). Le paiement de la taxe d’Etat est attesté par un reçu de grande dimension détaché d’un carnet à souche.

carte 4Carte du Syndicat des pêcheurs à la ligne-Meaux-1947

A partir de 1947 apparaît la première taxe supplémentaire de l’Etat. En 1952, 5 taxes auront  été créées et ajoutées !

carte 5Carte de l’Hameçon Valdoisien- Viarmes-2007

Cette carte permet  à son titulaire de pêcher dans les 64 départements de l’Entente.  Sur cette carte, l’adresse Internet est le témoin d’un changement du mode de fonctionnement du loisir pêche. Cette même année, la Fédération Nationale de la Pêche en France est créée.

carte 6Carte Découverte Femme-Carte nationale-2008

En 2008, la toute jeune FNPF  met en place une carte nationale, au prix unique et permettant de pêcher partout en France à une ligne : la carte découverte  Femme  est une carte promotionnelle visant à « féminiser » le loisir pêche alors en pleine mutation. Devant le succès de cette carte la FNPF renouvèlera l’expérience. Aujourd’hui elle existe toujours et attire de plus en plus d’adeptes. Les femmes viennent même de créer leur propre association, Fishing Pluri’elles.

cartedepeche

La carte numérique-2013

En 2013, la FNPF  met en place un site Internet national de délivrance de la carte de pêche. Avec le site cartedepeche.fr, la FNPF permet la mise en ligne des cartes de pêche des associations qui le désirent. Le système de délivrance de la carte par dépositaire (magasins de pêche, bureau de tabac…) est intégré au projet. Ils peuvent eux aussi gérer les cartes de pêche par cet outil.

En 2015 la majorité a sauté le pas et la quasi-totalité des cartes est disponible sur ce site. Une révolution ! La Cotisation Pêche Milieu Aquatique est gérée par informatique en temps réel. On est bien loin des années 40 où les associations se « débrouillaient » pour en assurer la collecte. L’ère moderne  est née et la pêche de loisir innove en étant le premier, et encore le seul, loisir sportif à avoir dématérialisé ses adhésions !

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La Carte de pêche inter fédérale 2015

La carte interfédérale vous propose d’étendre votre secteur de pêche à d’autres AAPPMA de la France entière adhérente à la réciprocité (URNE, CHI, EGHO). La carte interfédérale coûte obligatoirement 95€.

Source FNPF

Olivier : Pour une harmonisation et une simplification de la pêche !

Pour une harmonisation et une simplification de la pêche, sollicitation d’Olivier !

 

Bonjour,

Je suis venu pêcher la Canche avec un ami les 19 et 20 août 2014. Ce dernier avait bien préparé le séjour : connaissance des multiples associations de pêche, des multiples réglementations également, carte IGN TOP 25, …

Questions pratiques et intendance, nous avons opté pour des hébergements en camping avec de la nourriture pour trois jours. Pourquoi choisir le camping ? Pour sa flexibilité, il nous permet d’être mobile et ça permet de découvrir la rivière et la vallée plus facilement qu’avec un hébergement fixe.

Concernant la Canche, personnellement, je l’ai trouvée belle et intéressante à pêcher car elle est très différente de la Touques ou de l’Arques.

Quant à la pêche, on a pêché un parcours dont j’ai oublié le nom…à Contes je crois (celui qui est ouvert à plusieurs aappma) et les parcours de Baurainville (sur les conseils d’une connaissance et parce que nous étions très motivés).

Ce qui serait bon de changer ou d’améliorer : dans un monde idéal, je pense qu’il ne faut qu’une seule aappma par bassin versant. C’est valable sur la Canche comme ailleurs (à mon avis). Il faudrait également qu’une carte des parcours soit remise en même temps que la prise de la carte de pêche. De même, il serait intéressant d’enrichir les panneaux d’information au bord de l’eau et la présence des gardes. Et pourquoi pas réaliser un dépliant qui indique où trouver une boulangerie, une friterie, un bar fréquenté par des pêcheurs, un camping ou un gîte labelisé « pêche », un magasin d’articles de pêche… ?

Mon ressenti général ? un séjour agréable grâce à l’accompagnement d’amis qui connaissaient bien le territoire et les parcours, ils m’ont accompagné et m’ont fait découvrir la Canche. Sans eux, je pense que je serais reparti dès le premier jour vers l’Authie ou l’Arque car j’ai eu l’impression que certains pêcheurs de la Canche ne souhaitaient pas voir de nouveaux pêcheurs sur leur linéaire. Heureusement ce n’est pas une généralité ! J’ai tenté l’expérience et je suis resté, et, à présent, je serais ravi de retourner dans le Pas de Calais (c’est d’ailleurs prévu !)

Olivier

 

Merci à Olivier pour ses retours 😉 N’hésitez pas à nous faire part de récits de pêche dans le Pas-de-Calais à votre tour !

Avis de Jean pour une partie de pêche sur la Canche !

Avis de Jean pour une partie de pêche sur la Canche !

La première fois que je suis venu pêcher dans le Pas-de-Calais, ma première impression de la Canche s’est réalisée en à peine cinq minutes de pêche puisque j’ai tenu quelques secondes une truite de mer à la Grenouillère dès les premiers lancers de ma mouche. La seconde impression était une confirmation, c’est que les gens du nord sont abordables, simples et chaleureux, ce que je savais déjà pour avoir fait une exposition d’artistes à Lille il y a quelques années.

Si l’Authie est un fleuve assez classique où je ne me sens pas dépaysé, la Canche, en revanche, est vraiment atypique comparée aux autres fleuves à salmonidés migrateurs, atypique par sa couleur d’eau laiteuse, par sa profondeur et par sa lenteur en général. L’approche en pêchant à la mouche est déroutante, on se demande comment un poisson peut prendre une mouche noyée dérivant aussi lentement et cette technique est difficile à pratiquer sur cette rivière très boisée et encombrée et en l’absence d’espace arrière pour les lancers. Il y aurait du déboisement et de l’éclaircissement de végétation à faire. Je pense qu’en général les radiers peu profonds et rapides devraient être déboisés en priorité, ceci pour que la lumière pénètre et que des herbiers nouveaux se développent. C’est dans ces secteurs que les petites truites fario et les tacons naissent et prolifèrent donc ce serait important pour la population globale de salmonidés de la Canche de s’en occuper.

Mention particulière pour les radiers à l’amont de Montreuil sur Mer : pas seulement le premier kilomètre à partir du parcours kayak mais aussi les suivants plus en amont. Il y a là un potentiel énorme de pêche sportive au leurre et à la mouche sur ces radiers profonds et rectilignes à condition de ne garder que les beaux arbres, toujours dans un souci de luminosité mais aussi un déboisement arrière au-delà du chemin. C’est sur ce secteur que je vois le plus beau potentiel de la Canche pour y pêcher la truite de mer et le saumon. Je suis certain que les pêcheurs de migrateurs adoreraient déployer leur soie et lancer leurs leurres dans un espace aussi grandiose tapissé de grands herbiers comme autant de caches pour les migrateurs anadromes. Il faut juste établir des priorités et choisir le meilleur secteur à mettre en valeur pour commencer. Il ne s’agit pas de tout déboiser, des secteurs entiers doivent rester sauvages et difficilement accessibles pour le calme des poissons. Pour ma part, ce secteur amont de Montreuil me rappelle certains postes prestigieux du Gave d’Oloron ou de l’Allier où une canne à mouche deux mains est nécessaire vu la largeur de la Canche à cet endroit. Je suis convaincu que l’avenir du tourisme pêche sur la Canche réside en bonne partie là sur ce secteur bien précis bien que je ne connaisse pas tout le reste du parcours, ce qui n’enlève rien à la valeur des secteurs en aval et autour de Hesdin et l’affluent la Ternoise ni à l’Authie.

L’autre priorité à laquelle il faut s’attaquer, c’est la complexité des réglementations, la fragmentation en petites sociétés et AAPPMA non réciprocitaires, le touriste pêcheur n’est pas sensé connaître les subtilités locales et passer deux jours à se renseigner : il n’a tout simplement pas envie ni le temps. Théoriquement en prenant son permis pour la semaine dans le Pas-de Calais, le touriste pêcheur devrait pouvoir exercer de l’embouchure jusqu’à Hesdin et aussi dans l’Authie ce qui n’est pas du tout le cas. Le timbre URNE ne sert à rien si la plupart des AAPPMA sont non réciprocitaires. Dans mon cas personnel habitant de la région parisienne et tous permis confondus, à savoir un permis de base pris en Seine-Maritime, département non adhérent d’une union + entente halieutique Seine-maritime + permis supplémentaire pris dans l’ouest ou le sud avec timbre EGHO + cartes hebdo locales comme cette année dans les Ardennes et l’Eure + le timbre migrateur, on arrive à une somme astronomique. Ce n’est pas normal pour le service fourni.

En guise de conclusion, le Pas-de-Calais a de beaux paysages, des grands monuments et des bonnes tables et donc tous les atouts touristiques en main. Il a aussi de magnifiques rivières où la situation s’est grandement améliorée puisqu’on assiste au retour du saumon et que la truite de mer y est bien implantée, il reste à soigner les endroits où naissent les juvéniles, les affluents, les radiers et les frayères, et enfin les obstacles empêchant la circulation des poissons. Le reste, la nature s’en chargera très bien. Je voudrais aussi rappeler l’exemple à ne pas suivre : Autrefois, le Gave d’Oloron et l’Allier étaient de grands cours d’eau avec une souche particulière de grands saumons, on a prélevé à outrance les grands géniteurs sans réfléchir à l’avenir, on n’a rien fait pour les frayères et la reproduction de ces saumons, non plus pour la qualité de l’eau ou l’arrasement des barrages. On s’est contenté de prélever à outrance puis de déverser des milliers d’alevins de saumons quand il a été trop tard à travers un plan saumon qui n’a rien donné et qui a coûté un fortune aux contribuables. Hélas, ces deux fleuves ne contiennent plus qu’un reliquat de saumons de souche indéterminée et sont virtuellement morts parce que les mentalités n’ont pas voulu changer, que des anachronismes comme le toujours actuel championnat du monde du saumon à Navarrenx, sur des poissons tués, perdure. La chance de la Canche c’est qu’il n’y a pas de grands barrages, que la qualité de l’eau s’est améliorée et qu’elle a aussi une souche locale de grands saumons qu’il faut considérer comme un trésor et un patrimoine. Se souvenir aussi que le plus gros saumon de France a été pris sur la Canche et non pas dans le sud-ouest, qu’autrefois il était courant de retrouver des anglais et écossais pêchant sur ses rives et que demain peut-être la Canche sera le meilleur cours d’eau français à salmonidés migrateurs car on a très rarement saumons et truites de mer qui cohabitent en même temps. Je vous remercie de votre attention.

Cordialement. Jean.

 

Merci à Jean pour ce retour, n’hésitez pas à nous faire part de vos parties de pêche et avis sur les cours d’eau du Pas-de-Calais 🙂

Présentation d’Aurélien, pêcheur à la découverte de la Canche !

Présentation d’Aurélien, pêcheur à la découverte de la Canche ! Avis et conseils.

 

Bonjour,

je suis comme les poissons que j’aime pêcher, je suis un migrateur… je pense que c’est une particularité chez les pêcheurs de saumons notamment, mais qui est valable pour les pêcheurs de truites de mer, de brochets (Irlande, Suède) et de truites également.

J’aime découvrir de nouvelles rivières, comprendre (ou essayer) la rivière et les méthodes de pêches locales. Pour cela la promotion des rivières où l’on souhaite développer le tourisme halieutique est important. Comme ce n’est pas le cas pour la Canche, c’est bien sur le blog d’Eric qui a fait œuvre de promotion pour la Canche.

Comment ai-je donc trouvé ce cours d’eau, me demanderez-vous ?

A vrai dire, j’ai été un peu perdu dans un premier temps. En effet la Canche ne ressemble pas aux rivières que j’ai l’habitude de pêcher, mais c’est également pour ça que je viens pêcher une autre rivière avec ses spécificités. Je me suis fait aider de Dominique et Loïc, deux grands connaisseurs du secteur. Ils ont ainsi fait le travail de guides de pêche. Ceux-ci sont souvent appréciés des pêcheurs souhaitant vite découvrir une rivière et ne pas perdre de temps sur des parcours peu intéressants.

LA VRAIE contrainte actuelle est le morcellement des parcours. Une commune = une AAPPMA. Les touristes pêcheurs aiment avoir un linéaire important de rives à pêcher et n’apprécient pas de devoir multiplier les achats de cartes sur un séjour court qui doit être « efficace », souvent 3, 4 jours de pêche seulement… Le balisage clair et simple des parcours est quelque chose également de très important à mon sens, ainsi que le sentiment de ne pas être les seuls à respecter le règlement. C’est toujours assez désagréable de venir de loin et de faire en sorte de respecter les règlementation d’une rivière, alors que les pêcheurs locaux ne le font pas. Ainsi je me souviens de retours d’expérience de pêcheurs Belges sur la Touques qui ne comprenaient pas pourquoi il n’y avait pas plus de gardiennage sur la Touques. Ils avaient un peu le sentiment d’être des poules aux œufs d’or.

Aujourd’hui la Canche comme la Touques et la plupart des rivières françaises n’est pas adaptée au tourisme pêche. Des pêcheurs curieux comme moi et Olive peuvent y venir et y prendre du plaisir, mais à mon sens rien n’est fait pour développer le tourisme halieutique. C’est le cas également chez nous… les mentalités sont très conservatrices et ne voient pas les bénéfices qu’il y aurait à développer cette activité économique. Pourtant elle a de nombreux bénéfices. Elle favorise l’emploi local, et elle permet à des territoires ruraux , peu attractifs pour le tourisme classique, d’attirer un certain type de touristes. Un pêcheur de salmonidés qui voyage aime bien profiter de la vie locale, il va au restaurant, dans les boulangeries, les charcuteries… il est en vacances et veut en profiter. Enfin si l’on développe une activité économique autour des salmonidés migrateurs, il y a un avantage pour toute la population d’un bassin, c’est la qualité de l’eau. Sans une bonne qualité de l’eau, pas de poissons, sans poisson pas de pêcheurs. Les écossais ont ainsi préservé bon nombre de leur rivière à saumons grâce à leur distillerie de Whisky. Des villages entiers de Norvège ne vivent que des pêcheurs de saumons étrangers… il y a tant d’exemples autour de nous… mais il nous faut combattre les réticences des pêcheurs français qui ont peur qu’on leur vole LEURS POISSONS. Dans les pays que j’ai cité auparavant, les locaux te payent un coup à boire parce que tu as pris un saumon sur sa rivière. Il est fier que des étrangers viennent chez lui, il est fier de sa rivière et comme il y fait attention à sa rivière, le saumon que tu prends et comme une récompense pour lui et non une contrainte!!!!

Alors ce dernier point est quelque chose de très difficile à travailler et notre expérience sur la Canche l’a démontré, mais je le répète c’est la même chose chez nous en Normandie.

Enfin, mon ressenti est que j’ai apprécié découvrir une rivière riche en truites de mer et je pense que je reviendrai pour prendre une truite de mer. Le projet de développer un tourisme halieutique est un superbe projet, mais les obstacles pour le développer sont nombreux. Il existe des études sur le tourisme pêche sur les gaves et les retombées économiques que ce tourisme amène. Mais il faut essayer car ce genre de projet ne peut qu’améliorer les choses même si au final tout ne fonctionne pas comme on le souhaite, exemple de PARAGES sur la Touques.

 

Encore Merci à Aurélien pour son retour et n’hésitez pas à nous faire également parvenir vos avis !

 

Focus on : le parcours fédéral à la mouche sur la Créquoise à Offin

Offin2Un pêcheur nous confie son avis sur le parcours de pêche à la mouche sur la Créquoise à Offin. Nous le remercions pour cette initiative. N’hésitez pas à nous faire parvenir les vôtres sur les spots du Pas-de-Calais, nous les publierons 😉 (fdaappma62@gmail.com)

Petit conseil d’accès : Je recommande d’accéder au parcours plutôt par la rue de l’Eglise. Le stationnement est possible près du banc, en face de la « passe pêcheur » au dessus de la clôture.  L’accès est ainsi plus direct à l’aval du parcours et évite le passage des clôtures barbelées sur l’accès par le centre bourg. Il offre par ailleurs un site idéal pour le pique-nique du midi. A priori, le restaurant à Beaurainville est d’un très bon rapport qualité / prix, pour ceux qui veulent concilier gastronomie et pêche.

Le parcours de pêche : Accès et pêche faciles. Les postes sont marqués, avec  de nombreux radiers et beaucoup de poissons sur les plats courants et dans les virages. Les fosses sont à prospecter en nymphe. Un joli remous est à observer dans le méandre près du « pont ».

Les truites du parcours :  Je définirai le parcours «  jeune ». Les truites ne sont pas encore éduquées et  remontent sur la mouche après un raté (sauf si elles ont senti le fer). Plusieurs poissons sur un même poste, pas effarouchés après une première capture. Les poissons sont sauvages, d’une robe magnifique et d’une taille de 15 – 20 cm en moyenne (hélas pas davantage). Sur la quinzaine de poissons pêchés, 2 robes ont été observées : en majorité une robe « de rivière » et     quelques individus plus argentés et beaucoup plus gras (sur la Course, c’est plutôt cette morphométrie qui est dominante).

Les mouches du parcours : J’en ai testé 3. 2 se sont révélées plus efficaces : la Sèche : sedge chevreuil, corps en palmer et la Nymphe : imitation de mouche de mai corps blanc, thorax en oreille de lièvre, sac alaire en faisan.

Impressions sur le parcours : Parcours très agréable à pêcher, rivière magnifique, idéale pour la pêche à la mouche, à recommander aux débutants ! La pêche dans l’eau est recommandée aussi, pour éviter le dragage et les contre-courants. Les habitats sont favorables aux truitelles qui constituent l’essentiel des captures.  La pêche patrimoniale sans ardillon est indispensable pour ne pas couper le blé en herbe. Les « grosses » n’étaient pas au rendez-vous. Peut-être est-ce lié aux pêcheurs et aux conditions de pêche ou à un profil de rivière « pépinière » pour salmonidés migrateurs ou encore si précédemment selon l’historique du parcours, les plus beaux poissons ont fini à la poêle…

Morphologie du cours d’eau : Cours d’eau qui transporte, espace de liberté préservé, méandres remarquables. Très peu colmaté, ce qui est rare. Cailloux mobiles.

Nous remercions ce pêcheur pour cet avis et espérons qu’il aura su vous séduire et vous donner l’envie d’aller pêcher sur ce parcours. Si tel est le cas, rdv sur  http://www.peche62.fr/Parcours-federal-de-peche-a-la.html afin de connaître les modalités de pêche sur ce parcours !

Pour nous soumettre vos avis, lieux de pêche favoris, n’hésitez pas à nous envoyer un e-mail à fdaappma62@gmail.com